Salon du livre de Dourdan

Prog DourdanAuteurs Dourdan

Après Aumale, Liffré, Monéteau, et même St-Ambroix, je commençais à me dire que le temps n’était plus aux salons. Et puis Dourdan est arrivé… me réconciliant avec les salons. Tout d’abord un grand merci et bravo à l’organisateur, Michel Lacoux, qui a déployé les grands moyens de communication pour faire de cet événement un succès : des banderoles installées aux quatre coins de la ville, des affiches placardées dans 42 communes avoisinantes, toutes les bibliothèques des alentours informées ; les vitrines des commerces de Dourdan, Étampes, Rambouillet, Arpajon, St. Arnoult, Étrechy St. Chéron ... arborent les affiches et distribuent les plaquettes du salon. Des bulletins municipaux et les journaux régionaux annoncent l'événement. Le magazine "Bougez" (430 000 exemplaires distribués sur Paris- Ile de France dont 70 000 dans les FNAC) fait expressément état de cette date.

On l’a compris, Michel Lacoux se bouge pour son salon, pour cette deuxième édition il a fait une communication encore plus vigoureuse que l'année dernière. Voulant favoriser la visite des écoles et des commerçants, il a étalé son salon sur 1 jour ½, le faisant finir à 21 h le vendredi. Mais ce fut un échec, les deux écoles voisines ne lui faisant même pas l’honneur d’une visite, et les commerçants ayant été trop peu nombreux à se montrer après la fermeture de leur magasin.

Tout s’est donc joué le samedi, qui a connu la même affluence que la première édition en 2013. J’ai passé une excellente journée, parlé, parlé, parlé à me dessécher la gorge, répété la présentation de mes ouvrages avec un plaisir toujours nouveau, fait de savoureuses signatures (je dis savoureuses parce que chacune était rattachée à une personne avec qui les liens et l’échange étaient très forts). Parmi ces rencontres, je cite les plus marquantes : 1) Cette maman qui a eu une larme à l’œil en m’achetant le grain de riz pour sa fille Madeline, qui a été dans le coma pendant une semaine il y a neuf ans. Elle a dû tout réapprendre, même l’utilisation d’une montre ! Nous avons longuement parlé.

2) Delphine, qui me prend la présentation de la requête d’un ange pour me le commander parce qu’elle n’a pas d’argent sur elle, mais qui revient finalement quelques heures plus tard avec toute sa famille. J’en profite donc pour présenter les autres, et ce sont deux livres qui partent.

3) Cécile, 13 ans, qui s’intéresse à la requête, et au lieu de lire la quatrième, se met à lire la première page, puis tourne, puis tourne encore. Sa maman et moi nous nous sourions en la regardant faire. Elle adore lire, et décrète qu’il est trop bien ! Manque de chance, sa maman lui dit qu’elle n’a plus d’argent, qu’elle a tout dépensé, il ne lui reste que 10 euros. Cécile lui fait une mimique genre smiley triste en joignant des mains suppliantes ; elle me fait de la peine, il est hors de question qu’elle n’ait pas la requête : je propose donc à la maman de lui laisser le livre à 10€ ; elle refuse, Cécile s’écrie des « s’il te plait maman », et maman la gronde, pas trop méchamment, par des « ne fais pas ça Cécile ». J’insiste, je veux faire plaisir à Cécile, sa maman finit par accepter, faisant ainsi trois heureuses d’un coup ! C’est là qu’on voit le bonheur de ne pas passer par un libraire, on fait ce qu’on veut.

4) Sham, 9 ans ½, qui devient ma plus jeune lectrice pour la requête d’un ange. J’ai eu avec eette enfant un échange particulièrement affectueux, que je raconte ci-dessous : Le samedi touche à sa fin, quand tout à coup je m’écrie « Oh Sham tu es revenue ! ». Elle était en effet passée avec sa maman le vendredi, avait voulu la requête, mais elle et sa maman n’avaient pas le temps de s’attarder, car elle devait la conduire à sa chorale. Sa maman me promet de revenir le lendemain. Et le samedi se passe, je commence à me dire qu’elles ne reviendront pas, quand sa petite bouille apparait devant mon stand. Elle vient près de moi pour une photo pendant la dédicace, et avant qu’elle reparte je lui fais un bisou… Elle jette alors ses bras autour de mon cou pour me serrer très fort. Emotion de l’auteure et de sa jeune lectrice ! Puis je me mets à ranger, fin du salon. J’étais accroupie devant ma valise pour y ranger les quelques livres qui me restaient, quand j’entends « Tu reviens l’année prochaine ? ». Je relève la tête, je découvre Sham qui me dévisage avec un petit air triste à l’idée de me quitter. Je lui demande : « Tu seras là ; toi ? ». Elle hoche vigoureusement la tête ; je lui réponds alors « Dans ce cas-là je viendrai » !!

J’ai d’ailleurs pris date auprès de Michel Lacoux en allant lui dire au revoir : Dourdan 2015, compte sur moi !

Ces bons moments en photos

Centre Culturel René Cassin Dourdan